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Nos nombreux séjours chez Marriott nous ont donné envie de prolonger cette expérience 5 étoiles jusqu’à chez nous. JB m’a donné la tâche de trouver du linge de lit et linge de maison dignes d’un palace parisien. Je nous ai trouvé des peignoirs, puis des serviettes de bain, c’est maintenant autour des oreillers. Pour cela, nous sommes allés au Printemps à Lille (cet article n’est pas sponsorisé). Nous avons été très bien reçus par une vendeuse nommée Karine. Si vous habitez à côté, n’hésitez pas à aller la voir, elle est toujours à côté des oreillers Yves Delorme.

La raison pour laquelle je n’ai pas acheté directement sur le shop Marriott, c’est parce qu’ils n’ont qu’une fermeté (alors que dans leurs hôtels, on a beaucoup plus de choix), alors que JB est très pointilleux et a besoin de pouvoir choisir entre plusieurs degrés de fermeté. Idéalement, JB aime les oreillers où l’on enfonce sa tête comme dans un nuage, mais pas trop, pour apporter un minimum de soutien quand même. Il ne dort pas sur les côtés donc n’a pas besoin d’oreillers à forme spéciale comme on voit souvent dans les pubs.
Après avoir expliqué nos besoins, la vendeuse nous a tout de suite orientés vers des oreillers en duvet d’oie avec plusieurs « chambres » ou « compartiments ». Le secret des oreillers d’hôtel, c’est cette structure en couches (je confirme ses dires car les oreillers de Marriott ont 2 chambres). Les couches extérieures sont moelleuses et sont constituées principalement de duvet, permettant de s’enfoncer et avoir l’impression de dormir sur un nuage; mais la couche intérieure doit être un peu plus ferme pour offrir un peu de soutien.

Elle nous montre les oreillers de chez Yves Delorme. Les chambres extérieures contiennent 90% duvet d’oie, 10% de plumettes. La chambre intérieure 100% de plumettes.
Je lui pose des questions sur l’origine du duvet et des plumettes car j’ai vu des horreurs partagées par PETA sur la pratique de plumage à vif, et elle me confirme que tout ça vient des animaux déjà morts. Et d’origine européenne. Tout neuf. Bien évidemment, pour avoir une qualité supérieure, on peut rechercher du 100% français (nos oies sont grasses et leur duvet est très apprécié pour les doudounes notamment) mais bon le prix va augmenter également. D’après mes lectures, on ne doit SURTOUT PAS opter pour du duvet recyclé, chinois (de moins bonne qualité).
C’est l’heure du test. Il y a 3 degrés de fermeté et intuitivement JB pense que le « medium » lui convient mieux. Mais erreur ! C’est toujours trop moelleux pour lui, il ne sent pas de soutien. Ca alors ! Finalement, ce sera l’oreiller double naturel ferme qu’il lui faut. C’est pour ça qu’un test grandeur nature est préférable quand même à l’achat en ligne. On avait un peu honte de tester en plein magasin mais la vendeuse nous l’a proposé gentiment et il y a peu de clients dans le magasin donc go 😀

Il n’y a que 2 tailles (50x75cm et le carré 65x65cm). Bien évidemment, pour dormir, on préfère le format 50x75cm.
Pour nous convaincre davantage, elle fait tester à JB un oreiller « surprise » et il n’aime pas du tout. Pourquoi ? Car l’oreiller en question est en duvet de canard. Quand on a essayé le duvet d’oie, c’est foutu, il n’y a pas de retour en arrière possible.
Elle ajoute que l’enveloppe de l’oreiller est extrêmement importante. Pourquoi ? On ne veut toujours pas perdre des plumes !!! Ainsi, il nous faut un tissage très serré (d’après mes recherches, il faut minimum 120 fils/cm²). Celui qu’elle nous conseille est de 150 fils/cm², 100% coton peigné d’Egypte (ça fait partie des cotons à fibre longue, très apprécié pour le linge de lit). Même si la peau ne touche pas directement cette enveloppe, on veut de la matière naturelle et correctement tissée.
Je pose des questions sur le lavage et elle me révèle un deuxième secret des oreillers d’hôtel : la sous-taie. Effectivement, je remarque que les oreillers chez Marriott sont toujours impeccablement blancs et sont protégés par une sous-taie et une taie. Chez Marriott, la sous-taie est en 100% coton 60 fils/cm². Notre vendeuse nous conseille une sous-taie au tissage serré car encore une fois, on ne veut pas que les plumes s’échappent et on ne veut pas que la transpiration arrive jusqu’à l’enveloppe de l’oreiller non plus. Elle me dit qu’il ne faut pas être obsédé par le lavage des oreillers. On lave les sous-taies et les taies, et c’est amplement suffisant.
C’est donc ça ! Les traces jaunes sur les oreillers viennent du fait que les gens n’aient pas de sous-taie !! Nous sommes partis avec une sous-taie avec traitement anti-acariens. C’est juste un plus, ce n’est pas un détail important.
Donc pour conclure, si vous cherchez un oreiller digne d’un hôtel 5 étoiles, voici les critères importants :
- Le garnissage : Le % de duvet et le % de plumettes (idéalement 100% de duvet mais bon vous trouverez plutôt 90% duvet et 10% plumettes)
- L’origine du duvet et des plumettes (France de préférence mais Europe est bien aussi)
- Duvet neuf (d’oie de préférence, mais canard est acceptable surtout si ça vient de France)
- Prélevé sur des animaux morts (pas de plumage à vif)
- L’oreiller doit avoir plusieurs chambres/compartiments & garnissage de chaque chambre
- L’enveloppe de l’oreiller (minimum 120 fils/cm² 100% coton)
- Le degré de fermeté (une marque sérieuse doit proposer plusieurs degrés de fermeté
- Le poids ne veut rien dire, les plumes pèsent plus lourd que le duvet, un oreiller qui pèse plus lourd ne veut pas dire qu’il est de meilleure qualité
Résultat des courses, JB est parti avec l’oreiller double naturel ferme 50x75cm d’Yves Delorme et une sous-taie en molleton de la même marque. Voici les caractéristiques (je mentionne la marque au cas où vous voulez acheter le même mais je n’ai aucune affiliation avec la marque ou avec Printemps). Mais j’aimerais bien que quelqu’un nous sponsorise hein ahaha


Attention, on peut avoir -15% en créant une carte de paiement Printemps le même jour mais il y a énormément d’avis négatifs sur cette carte (je vous laisse une recherche Google), si c’est pour économiser 15 euros, non merci on préfère ne pas avoir une carte en plus à gérer.
Pour la taie, JB n’aime pas la soie donc on va acheter un set (avec la housse de couette) un peu plus tard. Ce sera probablement du 100% satin de coton.
Mais sachez que si vous aimez la soie, j’ai deux vendeurs sérieux sur Instagram @sundayinhoian et @lualang. Sunday propose des taies d’oreillers de couleurs très variées et belles et ont toujours du stock, mais c’est de la soie fabriquée en usine (ça reste d’excellente qualité). Lualang propose des taies d’oreillers aux couleurs beaucoup plus ternes au tissage irrégulier et fin, mais c’est tissé à la main et il faut une longue attente (cette matière est très rare). Les deux sont basés au Vietnam et vous proposeront des tarifs vietnamiens càd 30 à 40 euros seulement pour une taie en 100% soie. Ce sont deux marques que j’ai testées personnellement et je connais la fondatrice de Sunday donc je peux vous les recommander les yeux fermés.
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